Le rôle du PO est de gérer le backlog et c’est tout !

Aujourd’hui il y a beaucoup de discussions autour du rôle de product owner (PO); sur ses objectifs mais aussi sur ses outils, notamment le backlog. Il est souvent vu comme réducteur de résumer le travail du PO à la tenue du backlog. Il m’est même arrivé de voir des PO refuser cette tâche et l’attribuer au rôle ajouté de proxy PO (PPO).

Et si je vous disais que le seul et unique objectif du PO est de gérer le backlog ? Mais cela n’a rien de réducteur au contraire. C’est pour clarifier cette pensée que je me propose d’établir une liste non exhaustive du travail qu’il y a derrière « gérer un backlog ».

 

 

Comprendre le besoin

D’abord soyons clair, le backlog est une liste de besoins, et non de solutions. Afin d’apporter de la valeur au produit il est important d’avoir une pensée orientée besoins.

Pour y arriver, dès les premiers instants de la construction du backlog et tout au long de sa durée de vie, le PO doit travailler étroitement avec les futurs utilisateurs et les parties prenantes du projet (sponsors, experts, management…)  Selon le nombre de parties prenantes, il faut également réussir à aligner les contraintes et les besoins pour construire un produit cohérent.

Il s’agit déjà là d’une tâche très compliquée puisque nous avons tendance à réfléchir à des solutions et non des besoins. Et pourtant, le PO n’est pas au bout de ses peines puisque remplir le backlog de besoins n’est que le premier pas.

 

Imaginer une solution

Le PO a besoin de  travailler avec l’équipe de réalisation pour imaginer la meilleure solution possible afin de répondre au besoin de l’utilisateur. C’est-à-dire une solution fonctionnelle qui va apporter de la valeur à l’utilisateur sans dégrader le reste du produit.

Encore une fois, le PO doit aligner les différentes contraintes afin de permettre au produit de correspondre à la vision générale tout en gardant une bonne conception (visuelle, ergonomique et technique).

Le besoin et sa solution doivent être suffisamment explicites et clairs pour que tous les acteurs parlent le même langage et que le produit réalisé corresponde bien à ce qui a été travaillé.

 

Maximiser la valeur ajoutée/apportée

Ne l’oublions pas, l’un des objectifs du product owner est de maximiser la valeur produite, c’est-à-dire le retour sur investissement. Pour cela il a encore 2 missions.

Le PO doit prioriser le backlog de produit suivant divers critères. Cela peut nécessiter de travailler avec les parties prenantes ainsi que l’équipe de réalisation pour comprendre la valeur réelle apportée par la réponse au besoin, ainsi que la difficulté de réalisation de la solution proposée. Au delà de la valeur vécue par l’utilisateur, il y a là la notion de retour sur investissement qui entre en jeu. Dans certains cas les solutions peuvent être revues et dégradées afin de répondre au mieux et au plus vite au besoin.  

Suivre et monitorer l’avancement du produit

Enfin, une dernière tâche souvent attribuée au PO, et qui peut nécessiter une bonne tenue du backlog, est le monitoring sur l’avancement du produit. Il est donc souvent nécessaire d’ajouter des données aux items de backlog et d’avoir une avance suffisamment confortable pour voir arriver les problématiques. Il faut donc effectuer toutes ces tâches avec un peu d’anticipation pour pouvoir s’assurer que la direction que prend le produit est la bonne.

Il est également nécessaire de découper les besoins finement afin de réduire la marge d’erreur et d’assurer un apport de valeur à chaque itération, quelque soit sa durée.

 

Conclusion

Pour « seulement » remplir le backlog, le PO doit donc :

  • aligner les différents acteurs,
  • comprendre les besoins,
  • les découper,
  • imaginer une solution fonctionnelle,
  • et le tout avec une avance permettant de suivre la vision du produit.

Bien entendu aucune de ces tâches ne se fait en une fois et nécessite de nombreux aller-retour et dialogue avec les différentes parties.

Alors, pensez-vous toujours que gérer le backlog soit un travail simple à déléguer à d’autres ? Est-ce réducteur de penser qu’il s’agit de la priorité du PO ?

 

Marc Bougeret

La sketchnight c’est quoi ?

Vous êtes de plus en plus à vous intéresser à : « Comment partager des idées avec plus d’impact ? » ou “Comment faire passer un message de la manière la plus simple et compréhensible possible”

Nous avons organisé notre première soirée autour de la Facilitation graphique le Mardi 31 Juillet 2018. Cette soirée qui a réuni tout passionné du dessin, prise de note, griffonnage qu’il soit expérimenté ou débutant et venant de tout horizon a généré beaucoup de feedbacks positifs.

Après plusieurs essais, et parce que nous constatons que vous êtes de plus en plus nombreux à vous intéresser à cette discipline, nous souhaitons faire de ces soirées un vrai événement.

Format de l’événement

Une fois que la date est fixée, nous ouvrons les inscriptions avec un nombre de places limitées en fonction de la capacité du lieu d’accueil. Notre équipe de Facilitateurs vous accueillera à partir de 18h30 pour débuter la soirée à 19h00. L’événement dure 1h30 maximum, mais la soirée peut se poursuivre pour ceux qui veulent rester dîner.

Notez bien que cet événement n’est pas une formation mais un moment d’échanges, de conversations, de rencontres, et surtout beaucoup de pratiques ! 🙂

Restez donc connectés sur nos réseaux pour connaître les prochaines dates !

C’est quoi la Facilitation graphique ?

La Facilitation graphique se base sur la croyance qu’un message est mieux compris et a plus d’impact s’il est accompagné d’un visuel. Cette discipline est aussi terriblement efficace lorsqu’il s’agit de transmettre une idée complexe de manière très simple.

Celle-ci se décompose en plusieurs pratiques avec des objectifs différents :

  • Sketchnote : Littéralement, le terme « sketchnotes » est une combinaison de deux termes anglais : les « notes » dans le sens « prise de notes » et « sketch » signifiant esquisser, dessiner, griffonner.
  • Scribing : Cette pratique consiste à retranscrire en temps réel sous forme visuel une discussion, une conférence, un discours, etc. La capture visuelle procure à l’audience un meilleur ancrage mémoriel des messages clés. C’est aussi une synthèse riche pour les personnes qui n’ont pas assisté à la présentation.
  • Modélisation : Le facilitateur graphique utilise un visuel, pré-construit ou construit au fil de l’eau, dans son argumentation dans le but de créer de l’échange entre les participants autour d’un sujet.

Est-ce difficile de pratiquer la facilitation graphique ?

La réponse est évidemment « non ». Cette discipline ne demande aucune maîtrise technique avancée, c’est accessible pour n’importe qui.

N’oublions pas que l’objectif principale de cette discipline est de transmettre un message de la manière la plus simple possible. C’est pour cela que dans la pratique nous privilégions des formes très simples à réaliser, tel que : des traits, des cercles, des boîtes, un nuage, une ampoule, etc.