Les accords toltèques

L’auteur

Miguel Ruiz est un chaman mexicain né en 1952. Au départ chirurgien, il connaît une expérience de mort imminente qui va transformer sa vie. Il entreprend des recherches sur ses origines et ses ancêtres : les toltèques. A la suite de ça, il devient chaman. Il décide de partager son savoir et publie un livre : les quatre accords toltèques.

 

1) Que votre parole soit impeccable

La parole est un outil que nous utilisons sans arrêt depuis notre plus jeune âge. C’est le meilleur moyen pour exprimer ce que nous ressentons, pour retranscrire nos pensées. C’est bien là le danger… Parfois nous pouvons dire ce que nous pensons sans forcément réfléchir à l’impact que cela peut avoir. Les mots peuvent être lourds et peuvent faire mal. La parole est une arme qu’il faut savoir maîtriser. Nous pouvons être médisant, juger les autres trop rapidement. Comme par exemple dire à un enfant qu’il est nul en maths. Ce dernier évoluera avec cette croyance ancrée en lui avec tout ce que cela pourra engendrer par la suite…

Ce que nous disons à donc un impact sur les autres, il faut modérer ses propos, ne pas parler trop vite mais toujours dire ce que nous pensons.

 

2) N’en faites jamais une affaire personnelle

Une personne qui dit du bien ou du mal de vous n’est que l’expression de ses croyances, de l’image qu’il s’est faite de vous. Mais ce n’est pas vous ! Il faut apprendre à se détacher de l’importance que nous donnons à la représentation qu’ont les gens de nous et se détacher de notre sentiment d’importance personnelle. Le “moi je” nous maintient dans une illusion.

Pour cela il faut arriver à prendre du recul. Laisser la responsabilité aux autres de leurs paroles. C’est leur vérité pas la votre.

 

3) Ne faites aucune supposition

Nous avons tous tendance à faire des suppositions. Mais surtout nous finissons par croire aux hypothèses que nous nous sommes construites. Tout cela peut être un vrai frein et nous amène à des croyances limitantes, nous empêchant d’avancer. De plus, c’est souvent source de médisances et nous pouvons nous rappeler du premier accord : notre parole doit être impeccable. C’est pour cela qu’il ne faut pas hésiter à questionner, à mettre les choses à plat. Cela nous permettra de lever les doutes et d’éliminer les sources d’angoisse et de stress.

 

4) Faites toujours de votre mieux

Nous devons toujours faire de notre mieux, c’est à dire réaliser ce que nous sommes capable de faire en donnant le meilleur de nous-même. Il faut éviter de tomber dans le piège de vouloir toujours en exécuter plus et de s’acharner. Nous finirons par nous épuiser et à en réaliser moins que possible… A l’inverse, en faire moins pourra provoquer de la frustration et la progression sera minime. Il faut trouver le juste milieu et toujours donner le meilleur de nous pour que justement cette progression soit optimale ! Et inévitablement cela passera par agir ! Albert Einstein disait “La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information.

 

Après le succès de son premier livre Miguel Ruiz publia un cinquième accord !

5) Soyez sceptique mais apprenez à écouter

Remettons tout en question. Ne croyons pas les vérités admises, utilisons la force du doute pour ne pas répondre hâtivement et bien réfléchir avant de nous prononcer.

Adopter une posture sceptique c’est aiguiser notre sens de l’esprit critique.

 

Ces accords sont une sorte de mantra. Ils servent au développement personnel, à vous aider à briser des croyances limitantes, à revoir l’image que vous avez du monde et l’image que vous pensez que les gens ont de vous.

Ce sont de bons outils qui pourront servir aux managers ou autres acteurs du changement agissant dans des contextes où les interactions avec les autres pourront être importantes.

 

Anthony Coulon

Comment en finir avec le KEEP DROP START ou comment varier les formats de rétrospectives?

A vous, Scrum Master qui passez du temps à chercher des formats novateurs de rétrospectives à la fin de chaque Sprint ! A vous, facilitateurs divers et variés qui souhaitez donner un second souffle à vos projets tout en utilisant des méthodes ludiques pour vos ateliers ! A vous tous, qui en avez assez du simple KEEP DROP START : vous êtes au bon endroit !!!

Petit 1 : pourquoi en finir avec le Keep Drop Start pour vos rétrospectives ?

C’est en effet la première question à se poser.

Une rétrospective, rappelons-le, a pour objectif de favoriser l’amélioration continue au sein d’une équipe grâce à une introspection. Autrement dit, de faire un bilan de tout ce qui fonctionne bien et qui est à garder (le KEEP), de tout ce qui ne fonctionne pas bien et qu’il faut arrêter (le DROP) et de tout ce que l’on peut mettre en place au cours de la prochaine itération (le START). On pourra y faire référence à des flux de travail, à des interactions entre collègues, aux outils utilisés, aux rôles et responsabilités de chacun etc.

Pour atteindre cet objectif, il est alors important de mettre à l’aise l’équipe, de se dire les choses, de veiller à ce que cela puisse se faire dans la bienveillance et, au passage, de passer un bon moment tous ensemble !

Si nous en restons au format Keep Drop Start à chaque rétrospective, nous pouvons provoquer le même effet que si nous leur donnions la même chose à manger à chaque fois : de la lassitude, de la démotivation et la possibilité que ce moment privilégié soit finalement bâclé.

Avoir un format ludique et créatif est d’autant plus important dans le contexte d’un changement organisationnel et de mise en place de nouvelles méthodes de travail. Les travaux de Kurt Lewin ont d’ailleurs montré que l’appartenance à un groupe favorise un processus d’apprentissage et l’adoption de nouvelles attitudes. Quel meilleur moment que la rétrospective pour favoriser cette dynamique ?

 

Conclusion : finissons-en avec le Keep Drop Start !!!

Ou plutôt, utilisons le cadre “Keep drop start” de manière différentes pour stimuler la créativité et la motivation de vos équipes !

 

Petit 2 : OK super, mais on fait comment ?

Les possibilités qui vont suivre peuvent se combiner et se substituer. Ceci n’est pas une liste exhaustive mais quelques petites choses que j’ai pu tester.

Possibilité #1 : Utiliser des métaphores et les associations d’idées

Avec cette possibilité, nous avons une variété infinie de rétrospectives dans le creux de nos mains ! Il existe déjà différents formats de rétrospective qui passent par la métaphore comme le “Speed Boat”, “Comme une fleur”, la rétrospective “Star Wars”…

Vous pouvez vous amuser à créer vos propres formats !

Vous pouvez par exemple utiliser des thèmes liés à l’actualité, au cinéma, à la culture, au voyage

Cela élargira le champs des possibles pour les participants qui vont se faire leur propre image mentale de la consigne pour aller plus loin dans la réflexion.

Possibilité #2 : Ajouter des étapes

Les équipes ont quelquefois du mal à passer de l’étape du “bilan” à l’étape de “trouver des idées d’actions”. Laissez-leur le temps de générer des idées, de discuter, de se perdre dans leur discussion d’origine pour avoir de nouvelles idées !

Possibilité #3 : Ne pas passer du tout par les étapes KEEP/DROP/START

Autrement dit, autorisez-vous à profiter de ce moment privilégié pour approfondir certains points avec l’équipe. La rétrospective, c’est l’occasion pour l’équipe pour travailler ensemble sur un sujet particulier, par exemple :

  • définir les règles de vie de l’équipe
  • approfondir une notion agile ensemble qui est encore confuse (l’estimation / les rôles du PO – Scrum Master – équipe réalisatrice / la vision produit …)
  • permettre un tour de table pour une discussion ouverte de l’équipe

 

Petit 3 : le mot de la fin

La rétrospective est donc un moment d’échange pour lequel il ne faut pas hésiter à user de créativité ! Utiliser des métaphores pour générer des nouveaux formats, rajouter des étapes pour laisser le temps aux équipes de détailler les idées d’actions ou même, casser la routine de la rétrospective sont autant de moyens pour aider vos équipes à avancer ensemble.

A vous de rajouter de nouvelles possibilités !

 

Cyrielle EUDELINE

Shu Ha Ri

 

Le Shu Ha Ri est, à l’origine, un concept provenant des arts martiaux utilisé lors de l’étude des katas. Cela passe par 3 étapes comportementales, dans un premier temps l’imitation : puis la compréhension et enfin l’intériorisation ou l’adaptation.

 

  • Shu : Suivre les règles. Le disciple rentre par cette phase dans l’apprentissage. Il suit aveuglément les règles dictées par le maître.
  • Ha : Comprendre les règles. Le disciple questionne les règles, il peut faire le lien avec d’autres pratiques et commencer à en voir les limites.
  • Ri : Adapter les règles. Le disciple se détache des règles. Les techniques sont maîtrisées et utilisées de manière appropriées. Il peut maintenant les transcender et les adapter. Il devient son propre guide.

 

Ce concept est transposable à l’apprentissage de n’importe quelle discipline. On peut prendre, comme autre exemple, un musicien qui travaille ses gammes en les répétant en boucle, phase du Shu, afin de mieux comprendre leurs constructions, phase du Ha et enfin pourquoi pas composer ses propres musiques , phase du Ri.

 

Dans notre métier d’accompagnement vers de nouvelles façons de travailler, il peut s’avérer très utile de s’aider du Shu Ha Ri pour mettre en place certaines pratiques. Par exemple, lors d’animation de formation, commencer par un rappel des trois phases, en expliquant que nous sommes actuellement dans le Shu (et non pas dans les choux ^^) peut être pertinent pour bien commencer.

 

Anthony Coulon